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LA LOI MOLAC DIFFICILE A DIGÉRER POUR CERTAINS : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL SAISI

26 avril 2021
LA LOI MOLAC DIFFICILE A DIGÉRER POUR CERTAINS : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL SAISI

La victoire était trop belle, et surtout trop difficile à supporter pour les cerveaux un peu étroits de nos jacobins de service. Comment? Une loi   – la loi Molac, votée le 8 avril dernier – pour préserver les langues originelles du territoire français, mais où va t-on? Et notre belle langue française, alors? Et l’indivisibilité de notre bonne république, qu’en fait-on ? Et l’unicité du peuple français, à jeter aux orties? Non, mesdames et messieurs, cela n’est pas possible, il faut résister! C’est fait, le Conseil constitutionnel vient d’être saisi, quelques heures à peine avant le délai légal de promulgation de la loi, que le président de la République  – nous nous  demandons bien pourquoi – n’avait pas encore signé. 

Sincèrement, en initiant cette saisine, nous nous interrogeons vraiment sur ce que redoutent la soixantaine de députés et sénateurs, cornaqués par la toujours très réactive LREM Aurore Bergé. Au-delà du grand-guignolesque, qui voit des élus LREM saisir le Conseil constitutionnel afin qu’il se prononce sur une loi votée… par d’autres élus LREM, il convient quand même de réfléchir à cette initiative. Ne serait-ce après tout qu’une simple affaire de vexation, Blanquer, plus à l’aise pour jouer à la marelle avec les enfants des écoles que pour défendre les langues originelles, aurait ainsi soufflé à Bergé de saisir les sages, tellement dépité par sa défaite? Non, quand même, le niveau politique de ce pays, certes bien bas, n’en est pas encore arrivé dans ces tréfonds, du moins nous l’espérons. Alors, réflexe pavlovien de députés et sénateurs revanchards, arc-boutés sur des principes complètement dépassés? Sans doute. Et souvenons-nous en lorsqu’il s’agira, bientôt, de voter aux prochaines régionales. Et faisons plutôt confiance à des mouvements issus de Bretagne, éloignés des ordres et instances parisiennes et de leurs relais, volontiers serviles, en région.

Michel LE TALLEC

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