Actualités

Pour sortir de l’impasse liée au rejet de l’enseignement par immersion, la voie de la différenciation !

7 juin 2021
Pour sortir de l’impasse liée au rejet de l’enseignement par immersion, la voie de la différenciation !

La décision du Conseil constitutionnel du 21 mai dernier, sanctionnant l’enseignement par immersion et ruinant nos espérances de sauver nos langues, nous place au pied du mur. 

En clair, cette décision nous rappelle la conception unicitaire du peuple français, qui s’oppose à ce qui fait de nous des gens différents, dotés d’une véritable culture vivante et de perspectives d’avenir. 

Les Bretonnes et les Bretons ne souhaitent pas faire sécession. Ils tiennent à leur citoyenneté française mais exigent, avec raison, la préservation de leur différence culturelle et linguistique.

Or le droit français offre une perspective juridique pour voir préserver à la fois l’être ensemble et la singularité de chacun. Le statut particulier prévu par l’article 72 de la Constitution -déjà obtenu par la Corse, l’Alsace, Paris, Lyon, Marseille- est le moyen idéal pour nous permettre aujourd’hui de prendre en charge la préservation de ce nous est essentiel, comme nos langues, notre environnement, notre économie, avec un budget enfin décent. 

Ce statut particulier, si on l’introduit dans la Constitution, nous permettra de déroger à l’interdit fixé par l’article 2 de la Constitution, tel que l’a interprété le Conseil constitutionnel, et donc de pratiquer la pédagogie de l’immersion en reprenant la main sur la politique linguistique et l’éducation. 

Il s’agirait également du moyen d’obtenir la réunification de notre territoire historique et de donner naissance à l’Assemblée de Bretagne. 

Nous connaissons les blocages savamment opposés par l’Education nationale à un développement normal et serein de l’enseignement de nos langues. Le chiffre dérisoire de 3 ou 4% d’enfants scolarisés en filière bilingue le souligne ainsi que le faible nombre de bacheliers capables de maîtriser le breton. 

Soyons réalistes ! Nous ne sauverons pas nos langues au sein du cadre juridique actuel. Il nous faut à présent opter pour la différenciation juridique. Le droit le prévoit. 

Il suffit juste de vouloir !

Yvon OLLIVIER

2 réponses

  1. Bonjour Yvon,

    « Les Bretonnes et les Bretons ne souhaitent pas faire sécession.Ils tiennent à leur citoyenneté française. » Yvon, s’il te plaît, tu as entièrement le droit de parler en ton nom personnel, mais, évite de le faire au nom des Bretonnes et des Bretons dans leur ensemble. Qu’en sais-tu, de ce qu’ils pensent, les Bretonnes et les Bretons, pour asséner ces phrases avec tant d’aplomb? La citoyenneté française? Je préfère ne pas te dire ici, par écrit, ce que j’en pense, de ce concept éculé et creux dont je m’étonne d’ailleurs que tu le véhicules avant tant de légèreté, toi dont j’ai jusqu’à présent, toujours apprécié les positions et les écrits pertinents. Ils ne souhaitent pas faire sécession? Dois-je te rappeler un sondage, paru dans le mensuel Bretons, et savamment censuré juste avant parution, tellement les résultats en faveur de l’indépendance de la Bretagne étaient conséquents? Nous sommes en campagne électorale, j’ai apporté mon modeste soutien à Daniel Cueff et Bretagne Ma Vie, et je continuerai de la faire jusqu’à échéance. Mais pas au prix de déclarations globalisantes qui s’estime le droit de parler au nom de tout un peuple.
    Amicalement,
    Michel

  2. Comment obtient on ce statut particulier ?Là nous sommes en campagne électorale et l’on trouve toujours des pistes pour atteindre nos rêves les plus fous. Des rêves qui ne se sont pas concrétisés jusqu’à présent et pourquoi ?
    La Franche opposition du conseil constitutionnel pas celle de nos députés ou de nos sénateurs pour une fois montre la persistance de la France à rester la France celle vous savez qui se prétend éternelle.
    Je connais vos convictions Mr Ollivier et je sais que comme beaucoup d’entre nous vous rêvez d’une Bretagne autonome et réunie.
    Malgré l’attaque frontale que notre langue vient de subir et qui nous pousse à mordre la ligne blanche , convainquez moi que l’on peut grignoter le mammouth par le droit.

Laisser une proposition

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partager :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin